Danie en Australie
Nous partons avec mon mari et mes enfants fêter nos 30 ans de mariage!!!!!!!!!!


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L’Australie, pays dangereux ?!

C’est loin, c’est beau en photo, c’est grand, ça fait rêver, non ? Et oui l’Australie…le pays des kangourous, des plages, du surf…

Cependant devant les cartes postales idylliques on oublie souvent la réalité ou on refuse de la prendre en compte. Ce grand continent qu’est l’Australie est au 4/5 un espace vide, inhabité et inutilisé par l’homme en raison des contraintes environnementales !!! Et quelles contraintes…

 

Traversez une petite partie du territoire pour vous imprégner de l’ambiance… 2700kms en bus devraient vous fournir un aperçu… Discutez avec des locaux de tous âges et tous milieux, testez les activités proposées : voilier, snorkeling, balades… Après cela, votre vision du pays sera transformée !

 

Les conditions climatiques sont sensationnelles pour des français en quête de soleil ! Il fait beau et chaud, chaud et beau quelque soit la destination. Mais attention, lorsque l’orage vient rincer tout ça mieux vaut se mettre à l’abri : les gouttes sont énormes et vous assomment, les routes deviennent impraticables, les inondations arrivent en quelques heures car la terre trop sèche n’absorbe pas l’eau. Mais enfin il vaut peut être mieux ça que les incendies incontrôlables qui créent des épaisses fumées recouvrant des kilomètres et gênant tout autant la visibilité des conducteurs.

 

Le plus surprenant pour des européens vient tout de même de la faune et la flore. Hé oui, chacun sait, sans en avoir conscience, que l’Australie et ses côtes regorgent d’animaux dangereux… Les dents de la mer , ça vous dit quelque chose ?! Dès les 1ères rencontres, les locaux vous mettent en garde à propos des requins… ça fait rire mais quand un aileron passe à côté du bateau ou à vos pieds à la plage, le rire devient jaune !

Que dire alors des crocodiles !!! Hé oui, capables pour certains d’aller aussi bien dans les rivières que dans la mer, « ils attaquent sans raison eux », merci de l’info !

Moins impressionnant mais tout aussi dangereux leurs ‘jellyfish’ comme ils disent… toute une gamme de médusent qui piquent, brûlent ou provoquent des arrêts cardiaques….

Une fois prévenu de tous ces ‘petits désagréments’ à éviter, l’envie de plonger dans les lagons bleus disparaît totalement avec les dernières raies peu farouches qui vous observent au bord de l’eau.

 

Tant pis, les curieux voyageurs ne se laissent pas abattre, ils filent donc vers l’intérieur des terres !

Mais non, mauvais plan ! Les mouchent piquent, les dingos mordent, les jolis kangourous se jettent sous les roues des voitures et bien sur les varans et autres reptiles vous guettent ! Sans compter qu’il faut encore éviter les araignées et les petits serpents mortels pour passer un séjour détendu.

 

 

Vous prenez donc conscience du danger une fois sur place et furieux vous relisez votre guide de voyage car « foutu guide il aurait pu prévenir ! ». Mais tout est dedans ! Vous l’aviez même lu au coin du feu en sourriant : « mais oui, les requins, c’est vraiment rare ! »

 

Il vous reste alors les fiestas pour oublier, mais attention, les jolies blondes en bikini ne sont pas forcément inoffensives… étant donné leur style de vie il serait prudent de se méfier des mycoses…


Publié le samedi 13 janvier 2007 à 10:55 par manuetclaire,
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A quand le rounding dans nos chaumières?

Depuis l'avènement de l’euro, nos poches sont pleines de petites pièces cuivrées qui au court des semaines s'accumulent et échouent peu à peu dans les vides poches de nos voitures, sur les bords de nos meubles dans les cendriers sans tabac de nos bureaux.  Tout ceci dans un seul et même but, finir dans une tirelire « boite de conserve » en bonne position entre 2 bibelots ou juste à coté de la tirelire de nos regrettés centimes de francs que l’on a oublié de porter à la banque ! Et le comble dans tout cela, c’est que cette thésaurisation forcée ne paiera même pas les vacances au Bahamas dont Maman rêve depuis si longtemps.

 

Les pays dernièrement colonisées (l’Australie et la Nouvelle Zélande vous l’aurez compris) ont su utiliser l’expérience de leur mère patrie en créant le concept du ROUNDING. Le principe est très simple, il s’agit de la suppression pure et simple des pièces en dessous de 5 centimes de dollars. Les prix, eux, restent inchangés et affichés à l’identique. Lorsque vous passez à la caisse si vous payez en carte de paiement, vous avez le droit de payer le solde exact, soit par exemple 5$59. Si vous payez en cash, là c’est une autre histoire qui commence et je vous conseille de prendre un siège et une juvamin pour suivre le contenu de mon propos.

 

La règle est donc la suivante et il vaut mieux avoir fait math sup’ pour  s’en sortir :

            - Si le montant est 9$55 (ou 9$50 ou 9$60…multiple de 5 ou 10), vous payez  le montant exacte car vous avez les pièces.

            - Si le montant est 9$51 et 9$52 (ou 9$56 et 9$57) vous avez le droit à un rounding en votre faveur, c'est-à-dire que vous payez 9$50 pour les 2 premiers (ou 9$55 pour les 2 suivants) soit un gain de 1 ou 2 cents, ce qui à l’échelle d’une vie ne peut pas être négligeable.

            - Si le montant est 9$53 et 9$54 (ou 9$58 et 9$59) vous avez le droit à un rounding défavorable, c'est-à-dire que vous payez 9$55 pour les 2 premiers (ou 9$60 pour les 2 suivants) soit une perte de 1 ou 2 cents, ce qui à l’échelle d’une vie ne peut pas être négligeable.

 

Les statisticiens que nous sommes après étude de la distribution de la loi probabiliste conviennent qu’en moyenne il est possible d’avoir un rounding nul à l’échelle d’une vie si on n’y prête pas attention, mais il est aussi possible de faire de substantiels bénéfices si l'on manage ces achats. En ayant un rounding favorable de 2 cents tous les jours pendant une année on peut gagner jusqu'à 7$30 (ou les perdre !).

 

Vous l’aurez compris la grande distribution se frotte les mains de ce genre d’avantage et développe des politiques de prix vicieuses pour tromper les clients. Non content de vous assommer avec le prix psychologique il vous anesthésie avec le rounding !

Par exemple une barre de chocolat à 4$98 vous semble être à un bon prix, mauvaise surprise quand vous passez à la caisse son prix a changé, il vous en coutera 5$, mais ce n’est pas la faute de la grande surface, non, c’est la banque centrale australienne qui trompe les consommateurs !

 

Philippe Meyer aurait conclu en disant « je vous souhaite le bonjour nous vivons une époque moderne » et je finirais en disant que l’époque est encore plus moderne de l’autre cote de la planète !    

  


Publié le vendredi 29 décembre 2006 à 03:53 par manuetclaire,
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Du nouveau depuis l'autre bout de la terre

Cela va faire un petit plus d'un mois que nous parcourons le sol australien...Il nous fallait bien ce délai pour s'imprégner de cette nouvelle culture et vous la conter. Ne perdez pas patience nos nouvelles aventures arrivent pour bien démarrer cette nouvelle année 2007!!!!


Publié le vendredi 29 décembre 2006 à 03:10 par manuetclaire,
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Vive le camping !

Dans une expérience de romanichels comme la notre certaines décisions (sommes toutes basiques) peuvent changer la vie… Non, le sujet n’est pas de revenir sur la construction d’une boite de rangement pour la vaisselle, les habits et le bordel en tout genre dans notre « maison » (qui fut aussi une idée géniale) mais le fait de s’accorder régulièrement un peu de confort dans des campings .

 

Issus d’un ras-le-bol commun de :

- la gymnastique pour faire à manger, s’habiller ou se déshabiller, etc. ;

- de la quête quotidienne d’un endroit non interdit, calme et sécurisé, ce qui peut prendre plusieurs heures, pour dormir.

 

L’idée de s’offrir plus fréquemment un camping est née un soir de crise…

Depuis ce jour, nous vivons de nouvelles formes d’aventures !

 

L’heureux soir désigné comme « soir de confort » (attendu depuis 1 jour ou 2), l’équipe délibère sur le choix de l’élu selon des critères précis : prix (budget oblige) et accès internet principalement. Cependant au fil du temps on s’est rendus compte que le « broadband » (c’est comme ça  qu’on appelle ici l’internet haut débit) n’était compris dans la prestation que dans 1% des cas, et que sinon il était beaucoup plus cher que partout ailleurs. Reste donc le prix et le feeling avec le petit descriptif dans le guide, faute de visuel.

Arrivés sur place, il faut vérifier le second élément déterminant (jamais indiqué dans le bouquin) :

« les douches sont-elles inclues dans le prix et d’une durée illimitée ? » condition sine qua non pour valider notre nuitée ! En effet, quelle galère de devoir se savonner en 2 secondes pour éviter de ressortir nu(e) remettre une pièce dans la boîte avec du savon plein les yeux…

Si ces conditions sont remplies alors nous voilà ivres de joie, heureux et soulagés.

 

Tous les habitués du camping confirmeront que la situation de l’emplacement est PRIMORDIALE. Ayant souvent libre choix, il nous faut optimiser pour être le plus proche possible des sanitaires (et de la cuisine s’ils sont séparés), mais pas trop près pour le bruit et pas trop proche non plus de la foule : tous ces pas valeureux loueurs de vans et autres camping cars qui en plus de payer des fortunes en location se logent en camping toutes les nuits (quel intérêt de louer un camping car ???).

                      

Fort heureusement nous sommes souvent rapidement d’accord sur la place stratégique, notre problème survient toujours au moment de positionner le van : arrière/avant, droite/gauche, nous proposons systématiquement l’inverse, l’un de l’autre…ah ces gauchers !!!

 

Après vient un des meilleurs moments, la « visite d’inspection »= tour des ‘facilities’ misent à notre disposition. Déceptions ou bonnes surprises ?! WC propres mais pas de chauffage dans les douches, grille-pain mais pas de congélateur pour les pains de glace… et suspense concernant le prix des lessives quand c’est le grand moment…

 

Revenus au van il faut vivre la phase d’observation entre voisins, sourires devant et regards en coins. En tant que derniers arrivés vous êtes « l’objet du délit », « l’attraction du moment ». Cependant dès que le suivant s’installe vous rejoignez le camp des observateurs en toute légitimité. Réflexions et commentaires en tout genre, parfois quelques critiques pas constructives du tout mais souvent c’est marrant !

 

 

N’ayant qu’un espace intérieur restreint nous nous installons généralement sans gêne dans la salle tv/cuisine comme dans notre propre salon. Cette habitude nous offre souvent le privilège de devancer les autres utilisateurs et donc de choisir notre évier, plaque de cuisson et surtout le programme télé ! Généralement c’est à ce moment que, fiers français, nous entamons l’apéro : bière, of course, ce qui effraye certains collègues anglophones à 18h00, heure du dîner bien sur !

 

La cuisine étant le point de rencontre et d’échange principal du campground (plus pratique il est vrai, d’engager la conversation en faisant la vaisselle qu’à travers les séparations des toilettes au milieu des malencontreux petits bruits…). Partant du fonctionnement du micro-onde (que tout le monde connaît) ou de la température de l’eau, on peut arriver loin ! Parfois encouragés par notre bière ou bien déjà lancés eux aussi avec un petit verre, on se croirait à l’apéro du samedi soir : « Pastis poilu, pastis quand même ! » On discute, on raconte, on partage, décidément ‘l’esprit camping’ est international, a priori à l’image du film du même nom, on l’a raté mais PROMIS, on le loue sans faute en rentrant, pour vérifier !!!


Publié le samedi 18 novembre 2006 à 12:18 par manuetclaire,
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La Nouvelle Zélande, l’autre pays de la bière ?

 

Fiers français que nous sommes, dès notre arrivée en Nouvelle Zélande nous étions heureux de nous ruer sur les vins du nouveau monde pour goûter ce nectar dont nous autres Gaulois sommes si fiers !

Nous avons vite déchanter , le breuvage version rouge s’est avéré presque imbuvable et il a fallu se faire violence pour terminer les bouteilles. Le goût était très très rude autant vous dire qu’on aurait bu volontiers de la Villageoise ! Le blanc lui, est (dans ceux que nous avons essayés) toujours un peu sucré donc plus doux au palet mais sans goût exceptionnel. Nous avons renoncé à devenir critiques oenologique au pays des moutons tant la tâche est ardue, d’autant plus que tous ces vins contiennent du sulfure et engendrent donc des ‘maux’ de casquette non négligeable, sans avoir pour autant dépassé les doses prescrites ! Panadol quand tu nous tiens (c’est le remède local).

 

Heureusement la Nouvelle Zélande est pleine de ressources cachées pour assouvir notre besoin de découverte ! C’est en errant entre le rayon charcuterie et produits surgelés que nous avons découvert le linéaire de bière et quand on parle de linéaire autant vous dire qu’il y a de quoi attraper des ampoules ! Ici la bière se vend fraîche, par 6, 12 ou 15 et surtout prête à consommer. Certains magasins ont même des espaces « beer chilled » dignes des frigos de Rungis !

 

                         

 

Au début on était un peu septiques sur tout ce choix car forts d’une expérience nord américaine on était habitué à une bière insipide et sans saveur qui n’avait comme vertu que d’être plus efficace que la Volvic !

 

Et bien après le tour des brasseries du pays et l’essai de 17 (maintenant 18, on ne va pas s’arrêter en si bon chemin) bières différentes, nous pouvons établir le classement suivant (et complètement subjectif) :

- Dans la catégorie « PISSE DE CHAT » : Kiwi Draught, Export Gold, Tui, Double Brown, Speight’s, Monteith's Radler, Monteith's Golden 

 

- Dans la catégorie « BIEN POUR UNE BITURE » : Silver Fern, Lion Red, Canterbury Draught, Monteith's Winter, Monteith's Original

 

- Dans la catégorie « J'EN BOIRAIS JUSQU'A LA MORT» : DB Draught, Steinlager (c’est la bière des All Blacks), Speight’s Old Dark, Monteith's Baltic, Monteith's Black

 

En tout cas la Nouvelle Zélande a une vraie culture de la bière, en même temps avec 120 litres par an et par habitant c’est plus une culture, c’est une religion, sans doute encore plus qu’en Angleterre, God Save The Beer !

 


Publié le mardi 14 novembre 2006 à 12:48 par manuetclaire,
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Aparté

Un Bleu au pays des Blacks

 

La journée avait bien commencé sous un beau soleil et une douce température de printemps. Tout s’annonçait bien…Vivre un événement comme celui là, ici au pays des Blacks, le match de l’année, une finale de coupe du monde avant l’heure !

Depuis notre arrivée, la pression est montée petit à petit, le Tri-nations, la visite du musée du rugby, la rencontre de Tana Humaga, la New Zealand Rugby Union, le stade de Wellington…Bref ça sentait le gazon, l’huile camphré et la bande d’élasto. Et les Kiwis dans tout cela, gentils, accueillants et respectueux du XV tricolore et du french flair, mais encore meurtris de la défaite de la demie finale de 1999…C’était trop beau et j’avais vraiment foi dans les compétences de mon équipe. Un rêve de gamin, même si il n’y avait pas d’enjeu à part celui de vivre un moment magique et spectaculaire .

 

L’heure du match approchait et nous nous rendions au bar, le plus dur c’était quand même d’attaquer la bière à 9h00 du matin. La connexion était établi avec Lyon, les journalistes nous faisaient patienter avec leur blabla habituel, on apercevait même Nelson, bref on était comme à la maison…Les équipes sortent des vestiaires et là c’est l’émotion et les nerfs qui craquent entre le match, le bonheur de voir les deux équipes enfin rentrer sur le terrain, l’excitation du match et la distance de la maison, tout y est, on est contents d’être là et de vivre ça ici !

 

Dès l’entame, je sens que ça ne va être simple…les bleus sont anesthésiés et prennent des points…Je ne vous ferais pas l’analyse du match car il y des gens plus compétents que moi qui la feront, mais ce match m’a rappelé ceux que j’ai pu faire lorsque je rencontrais une équipe qui descendait d’une division supérieure. On passait notre temps à courir après le ballon, ils étaient toujours en sur-nombre, courraient plus vite, faisaient plus mal  et on se prenait des sacrées déculottées. Aujourd’hui c’était pareil et j’ai eu la même impression que lorsque je quittais le terrain après ces fameux matchs. Pas d’énervement ou de haine, juste l’écoeurement de la correction et la douleur de la défaite. Les bleus ont lourdement perdu aujourd’hui, ce qui enrichira encore les statistiques des Blacks. J’ai eu mal pour la défaite, honte parce que mon équipe n’ait pas su produire un jeu qui est bien plus complet et intelligent que celui des Blacks et parce que nous avons fait bien rire tous les Kiwis pendant 80 minutes (j’ai d’ailleurs vu des supporters français virer leur coutille au court du match) .

 

Après la défaite vient la digestion  (ou la gueule de bois !!!) et le renouveau. Chaque match est différent et on repart toujours de zéro. Les bleus auront sans à cœur de changer les statistiques la semaine prochaine et si ce n’est pas le cas, l’objectif reste de toute façon la coupe du monde, le reste est là pour amuser les journalistes sportifs et les statisticiens.

                                          « Life is rugby » comme on dit ici !

   


Publié le dimanche 12 novembre 2006 à 06:35 par manuetclaire,
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Ka Mate ! Ka Mate !

C’était  inévitable, on a lutté, mais voilà on craque, on va vous parler du rugby en Nouvelle Zélande. Nous sommes tout de même dans la Mecque de ce sport  même si bien sur pour les puristes il vient de chez les rosbifs.

Ici tout le monde connait le rugby. A l’école on joue au rugby, on parle de rugby dans les bars, les émissions sportives commencent par donner les résultats des championnats de rugby…Bref c’est inévitable !

 

Le décor

Dès les premiers jours de vadrouille, on a pu se rendre compte que chaque ville, chaque patelin, chaque hameau…possède SON terrain de rugby ! Même s’il n’y a rien, même pas un liquor center (très répandu aussi) et juste trois maisons, vous trouverez dans la campagne néo zélandaise un terrain souvent accompagné du club house.

 

 

Les faits

Parfaitement dans le timing, nous sommes arrivés au début du fameux tournoi des Tri-Nations. Pour les « incultes » comme Claire, qui apprend beaucoup, cette compétition est très connue, très importante et de très haut niveau, « bien que l’hémisphère nord rattrape maintenant le niveau de l’hémisphère sud… » selon certaines sources.

Il s’agit de rencontres entre :

            - l’Afrique du Sud = les Springbox

            - l’Australie = les Wallabies

            - la Nouvelle Zélande = les fameux All Blacks

Donc tout heureux de pouvoir regarder les Blacks exercer leur art, nous nous sommes rendus dans les pubs, marinas et autres bars pour voir les matchs.

Que de grands moments !

L’ambiance est au rendez-vous. La tension aussi. Et plus la ville est petite, plus le chauvinisme et l’attrait des ‘formules’ est intéressant.

En effet à Auckland, les gens restaient relativement réservés bien qu’enthousiastes. A Tauranga il fut encore possible de discuter avec des supporters pendant les coupures pubs bien sur ! (pas de distraction pendant le jeu, malheur à vous !!!) Mais dans les marinas de campagne, il fut impossible de communiquer, en plus l’arbitre était français… très risqué ! Les formules étaient alors très colorées, parsemées de jolis jurons (pas la peine d’être bilingue pour comprendre) et avec notre réplique préférée : « Kill him ! ». Non, le rugby n’est pas un sport violent !

 

La Légende

En sport, on parle souvent de la chance du débutant et bien figurez-vous qu’elle a souri aux petits frenchies que nous sommes. Etant en attente du ferry nocturne pour passer dans l’île du sud, nous nous baladions dans les rues de Wellington. Ayant l’impression d’être suivis, Manu jetait brièvement un coup d’œil derrière son épaule et pour voir un immense maori dont le tête ne nous était pas inconnue !

Et pour cause, puisqu’il s’agissait de TANA UMAGA, le centre bien connu de la sélection All Blacks (pour les nuls en rugby, c’est un peu comme si Zidane vous suivait, heureusement sans les coups de tête).

 

    

 

Faisant l’air de rien, nous poursuivons notre chemin en levant quelque peu le pied. L’animal entra dans un magasin d’une grande marque bien connue. Partagés entre le respect et l’excitation pour voir sans être vus, l’envie d’aller le voir et celle de le laisser vivre sa vie tranquille, nous ne savions que faire ??? Optant pour la dernière alternative, nous avons admiré ce mythe avec humilité et un peu de crainte car compte tenu de la carrure du bonhomme il ne vaut mieux pas l’énerver !

En tout cas cette rencontre inattendue restera gravée dans notre mémoire comme le moment ou des p’tits frenchies ont croisé une légende du rugby.

 


Publié le lundi 6 novembre 2006 à 02:26 par manuetclaire,
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The return of the possum

 

Etant plus ancré dans la culture locale pendant notre passage à Kerikeri, nous avons pu avoir de plus amples informations sur nos amis les possums.

Tout d’abord il semble que leur population soit particulièrement élevée, une estimation donne environ 60 millions de bestiaux soit une densité de 200 possums au kilomètre carré !
Pour ceux qui n’ont pas lu l’article sur le possum control, je rappelle que le possum vient toujours d’Australie, qu’il n’a pas de prédateur ici en Nouvelle Zélande, qu’il terrorise les chats, ouvre les poubelles, dévore les restes et  qu’il n’est pas loin le temps où l’on dira aux enfants néo zélandais que le Méchant Possum va les dévorer s’ils ne sont pas sages.

Le possum est une « pest » comme on le dit ici et il ne fait pas bon être un possum au pays des kiwis. En effet, certains néo zélandais, pour s’assurer des fins de mois plus confortables, se sont lancés dans l’exploitation du possum. La peau de possum se vend entre 100 et 300 dollars du kilo ou plus selon sa qualité. Certains endroits sont particulièrement productifs, sur une route de 15 à 20 kilomètre de long on peut tirer par nuit de 300 à 400 possums ! Cette belle contribution au rétablissement de l’écosystème local a sérieusement ralentie le jour ou le gouvernement a pris conscience de la manne possumiale et a décidé d’y mettre une taxe.
 
En tout cas, sachez qu’un bon néo zélandais se doit d’accélérer sur la route lorsqu’il voit un possum. Son devoir de citoyen l’y oblige, il en va de la sauvegarde de la couronne d’Angleterre ! Je puis vous assurer que les néo zélandais sont de très bons citoyens aux vues du nombre de cadavres qui jonchent les routes.

 

 

Le comble dans tout cela c’est que, non content de surpeupler la Nouvelle Zélande, le possum a eu la bonne idée de disparaître de l’Australie jusqu’à être déclaré « espèce protégée ». Ainsi le must en Nouvelle Zélande c’est bien entendu d’éclater du possum en voiture en compagnie d’un australien !

Enfin pour ceux que cela intéresse, il est possible de trouver des caches-tétons en peau de possum très chauds et confortables pour l’hiver ! D’autres articles sont disponibles, strings ou écharpes péniale, il suffit de passer commande !


Publié le mardi 31 octobre 2006 à 01:05 par manuetclaire,
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Olivia, le cochon dingue

 

Si nous avons eu la chance de nous arrêter dans une maison propre, grande , avec terrasse et j’en passe et des meilleures…C’est en grande partie grâce à Olivia qui avait besoin d’attention !

 

 

Olivia est le cochon d’Inde de la famille. Elle est grosse, affectueuse, pas débile et sent mauvais au bout d’une semaine (enfin sa caisse).

Pas fans d’animaux domestiques, faut avouer qu’on était pas supra-enthousiasmés…avant d’arriver on faisait des plans sur la comète : comment traumatiser la bête, qui ferait la caisse…

Mais la réalité a été tout autre :

Olivia vit dans le salon, pas loin de la cuisine et vit vraiment avec tout le monde. Elle sort la tête de sa caisse quand elle entend se refermer la porte du frigo ou lorsqu’on rentre du jardin car elle sait qu’elle va surment avoir à manger… Quand on croque une pomme elle se met à faire des petits cris pour réclamer sa part !!! 

Et bien du coup, on s’est laissé attendrir ! Oui, n lui a donné à manger plus que de raison, on lui a fait des câlins et c’était très marrant !!!

 

Alors on a bien réfléchit, c’est vrai que pour les enfants ont est pas prêts du tout donc on s’est dit que compenser avec un animal serait bien… mais après quelques essais de construction, la « maison » d’Olivia ne tenait pas non plus dans le van. Et puis elle aurait souffert du froid, du manque d’hygiène, du mal des transports… donc on s’est refusé à l’emmener et on l’a laissé chez elle.

 

Mais rassurez vous, après deux trois heures de route on l’a eu oubliée don NON ! Ce n’est pas non plus la peine de nous offrir un cochon dingue à notre retour !!!!


Publié le samedi 21 octobre 2006 à 02:48 par manuetclaire,
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Un Van Aménagé

Ingrédients :

- un van âgé, moteur qui semble « bon » (caractéristique tout à fait aléatoire, disons pas de graisse et bon feeling)

- des planches de contre-plaqué

- un matelas

- de la visserie

- du tissus

- tous les outils que vous pouvez trouver

- un peu d’argent pour quelques investissements incontournable pour le camping

 

A/ Acheter le van :

Pour cela se rendre dans une des deux villes importantes du pays (éviter la capitale, qui finalement n’est aucune de ces deux la). Aller au ‘Carfair’ le samedi et /ou dimanche matin :parking des supermarchés qui se transforment en brocantes à voitures. Ou, si ce n’est pas la saison (c’est-à-dire de juin à septembre), aller dans les garages spécialisés pour les backpackers ( jeunes pauvres en vadrouille, quelques vieux peuvent être admis mais ce sont alors soit des 68tars en rébellion (et oui, encore), soit des drogués, soit les deux (c’est pas facile d’être vieux !)).

 

Passer le cap de donner une partie du budget  voyage (en petites coupures sorties tout droit du distributeur) à un étranger, contre un produit d’une valeur tout à fait inconnue.

  

NB : pour les riches, ou les plus prudents, investir dans une assurance (NON obligatoire dans l’étrange contrée) qui essayera de couvrir les autres mais jamais vous…

 

Enfin se rendre à la poste la plus proche pour informer les autorités, en 10sec 25 (vive la NZ) que c’est vous le nouveau propriétaire ! Vous éprouvez un sentiment de fierté et d’accomplissement qui disparaît aussitôt que vous ressortez dans la rue et que vous regardez objectivement votre achat…

 

 

 

B/ Bilan et phase préparatoire à l’aménagement :

Les besoins à venir dépendent beaucoup de l’équipement initial du véhicule. En général vous est fourni :

-un espace pour dormir c’est-à-dire 2 planches sur 4 pieds accompagnés d’un matelas  (gonflable pour les malchanceux)

-rideaux

-tout le matériel de cuisine :vaisselle et camping-gaz

Ensuite les équipements varient, prenons le cas lambda d’un Sunny Vanette blanc de 330 000kms, vous disposez en plus :

-une couverture bien chaude mais qui sent la transpiration

-2 chaises et une table pliantes

-une canne à pêche (dommage vous en aviez déjà une)

-une caisse contenant produits de nettoyage, pinces à linge, cintres, une bougie, blocs pour faire du froid…

-un poste radio/CD/cassette ayant fait la guerre mais en état de marche et avec des piles

-une lampe 2 néons qui se recharge sur l’allume cigare

-une micro-glacière (contenance d’environ 1 sandwich)

-un « bâton de marche » = morceau de branche un peu découpé pesant approximativement 30kgs

-des altères !!! Allez savoir pourquoi ?!

 

B/a/ Prise en main :

Avant d’entreprendre toute utilisation du véhicule il est FORTEMENT recommandé un nettoyage complet et en profondeur ! cela ne fait pas parti des coutumes des autres backpackers… donc bonjour les joyeuses surprises…

 

B/b/ Investissement complémentaires :

La technique recommandée est d’ajouter ce qui vous semble indispensable pour ‘faire prendre’ la vie à l’intérieur de cet engin.

NB : Attention aux a priori et trucs  inutiles !

Vous ajoutez donc :

-une glacière de taille respectable, qui vous pose des problèmes de place…mais qui fait du froid en se banchant sur l’allume cigare

-un convertisseur d’électricité, afin de recharger les appareils électriques sur l’allume cigare

-une balayette et sa pelle

-des bougies, qui se révèleront absolument inutiles car très dangereuses dans un endroit clos

 

B/c/ Test :

Ainsi amplement équipés et avec des réserves de nourriture permettant de tenir un siège, vous pouvez charger toutes vos affaires personnelles pour prendre la route.

 

Attention aux imprévus : la veille du grand départ il peut arriver de ne pas couper correctement le contact (saleté de voitures japonaises !) et donc de décharger totalement la batterie… mais qu’importe, à 30 min à pied (one way) vous trouvez un Warehouse® (« Where everyone get’s a bargain ! ») un chargeur de batterie pour une somme modique et vous aurez la joie de recharger votre batterie dans la chambre de l’auberge de jeunesse pendant la dernière nuit.

 

Enfin le grand moment, vous êtes au volant (ou assise à côté) de VOTRE véhicule-maison. Liberté, joie, bonheur… le degré de cette émotion varie selon les conditions climatiques (toujours éviter la période de juin à septembre…)

 

Vous passez 15jours durant lesquels vous apprenez à utiliser au maximum l’espace intérieur (car vous êtes en juillet = temps pourri = NML) :

-le siège passager devient la cuisine

-la nourriture ‘principale’ reste dans l’habitacle, près de vous

-vous stockez les choses primordiales à l’arrière du coffre pour pouvoir les attraper sans sortir sous la pluie…

                      et profiter du moindre rayon de soleil ! 

 

 

Vous subissez votre premier revers : panne générale au milieu de la route

Après avoir failli mourir (une étincelle avait mis le feu à la moquette), NE VOUS LAISSEZ PAS DECOURAGER car votre assurance bonus prend en charge le remorquage, de plus ayant acquis un chargeur de batterie vous pouvez essayer de la recharger à nouveau et vous rendre compte que cela ne fonctionne pas…VOUS SAVEZ D’OU VIENT LE PROBLEME !

ð achetez une nouvelle batterie et le tour est joué !

 

Malheureusement il se peut que vous rencontriez un autre onstacle, du genre l’allumage qui pète dans une côte… NE PAS S’AFFOLER ! Vous avez encore votre assurance pour le remorquage (vous aviez signé pour 3 appels d’urgence donc il ne vous en reste qu’un !!!) et les prix des réparations en NZ défient toute concurrence, donc NE VOUS LAISSEZ PAS ABATTRE !

 

C/ Aménagement du van :

Jusqu’ici tout était simple, vous vous êtes contentés de vivre sur vos acquis et l’existant, mais après tout ce temps passé dans le véhicule vous SAVEZ qu’il vous manque : une boîte de rangement ! (en dépit des 4 boîtes plastiques sous le lit).

Vous avez passé trois semaines à négocier l’emplacement entre vous, à mesurer et faire des plans…vous êtes prêts !

 

NB : Il faut mieux pouvoir être logés en dehors du van pendant les travaux car la durée de réalisation est variable et les désagréments (poussière, bruits…) nombreux.

 

Prenant en compte le vécu, votre état d’esprit n’est pas à la dépense… cette ‘saNMNde van vous a pas mal ‘cassé les pieds’ donc vous ne souhaitez plus investir des fortunes. Soit, cela se comprend !!!

Vous trouvez donc dans un fond de garage une planche de contre plaqué et vous utiliserez des vieilles visses ainsi que les outils disponibles sur le lieu de travail.

De toute façon la fin du budget est parti car votre esprit prévoyant et revenu, vous avez réparé l’embrayage et réalisé la vidange.

 

-Vous démontez l’existant, les planches du lit sont à retourner elles sont totalement tordues.

-Vous êtes un peu maniaques donc vous en profitez pour RE-nettoyez, c’est pas du luxe…

                  

 

-Vous découpez la planche de contre-plaqué en quatre morceaux, selon les plans préétablis, voici les côtés.

-Après 10min d’observation à l’intérieur du véhicule vous comprenez que vous plans pour la « box » sont inutiles : vous n’aviez pas vu que le cric était rangé à cet endroit… vous pouvez jeter vos 1345 heures de travail sur le papier…

N’étant plus d’humeur vous négociez entre vous une solution alternative :

Abandon et retour à l’état initial / Mise en route d’un feu afin de brûler ce véhicule qui vous pompe l’air et qui, de toute façon, est pourri / Voyage le lendemain jusqu’à Auckland pour le revendre et rentrer en France…

la durée de cette phase est variable selon le niveau d’énervement et la capacité de discussion entre les membres de l’équipe.

 

-Vous recommencez en posant un fond, pour cela 3 heures de travail sont nécessaires car pour scier un U dans une planche le problème est de couper le bas du U… (technique approuvée : faire des découpes parallèles aux ‘bras’ du U et les casser au marteau)

-Ensuite vous découpez des pieds, puis un côté.

-Vous êtes  contraints de ne pas fixer l’autre côté étant donné qu’il faut pouvoir sortir le cric rapidement… vous coupez donc un morceau plus grand.

 

NB : Vous serez souvent tentés de tout clouer sauvagement et abandonner toute réflexion mais tenez le coup, c’est faisable !

 

-Vous inventez un système de cale pour faire tenir le grand côté, vous abandonnez le 4ème devenu superflu.

-Vous trouvez des vis qui ont de la classe.

 

       

  

Et finalement le tour est joué ! Vous pouvez repartir dans quelques jours sur la route, vous disposez d’un espace de rangement pour la vaisselle, les sous-vêtements (non, il n’y a pas de logique) et le bazar qui traînait sur le lit.

 

        

                                                            BRAVO !

Un sentiment de fierté vous envahi, de toute façon tant que vous n’utilisez pas le van au quotidien vous ne risquez pas d’être déçu !!!

 


Publié le vendredi 29 septembre 2006 à 12:08 par manuetclaire,
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Ne jamais prétendre avant d’avoir vérifié…

Chacun a des certitudes ou des a priori qu’il est bon de remettre en cause de temps à autre afin d’évoluer et d’éviter les mauvaises surprises.

 

Dans un pays lointain les choses ressemblent parfois à celles connues mais ne le sont pas. Par exemple les oiseaux, dans toutes les contrées ils volent, font du bruit mais là s’arrête la comparaison, ce ne sont pas les mêmes espèces. Il en est de même pour les insectes.

Tous les guides touristiques, même d’un niveau pitoyable, fournissent deux informations essentielles concernant la Nouvelle Zélande :

-Se méfier du soleil et se protéger en toutes circonstances

-S’équiper de crème contre les sandflies (insectes proche des moustiques).

Nos deux aventuriers en carton n’ont pas jugé utile de s’équiper outre mesure décidant qu’ils « verront sur place »… cependant Manu craignant extrêmement les moustiques, une crème à la citronnelle composait la trousse de secours. Claire, quant à elle, déclarait à tout va : « Je ne suis JAMAIS piquée par les moustiques, je ne crains rien ! » car d’après ses expériences sur le territoire français (métropole) elle avait, en règle générale, évité les attaques, en s’entourant notamment de compagnons de voyage à la peau ‘sucrée’ Manu, Véronique ou encore Marion qui prenaient largement sa part de piqûres.

 

Bien évidemment arrivant en hivers, le nombre de sandflies fut très limité au début du périple. Au fur et à mesure des jours et de la prise de risques : s’aventurer près de points d’eau, de la mangrove, de zones de souffre… nos deux explorateurs ont fait la connaissance des chères petites bêtes. Sans surprise, Claire comme Manu ont eu droit à leur part de piqûres !

Tout à fait différents de leurs cousins les moustiques, les sandflies laissent des boutons gonflés, larges de 0,5cm de diamètre (minimum) donc peu discrets (shorts, jupes et tout maillot de bain à proscrire par la suite). Ils ne grattent pas au départ mais commencent après tout contact (habits, draps…) si par malheur vous commencez à vous frotter, ils gonflent, rougissent et la démangeaison devient alors AIGUE et CONSTANTE.

 

Méfiants après une première expérience désagréable, le couple averti se badigeonne régulièrement de citronnelle. Cependant la communication entre cousins étant grandement facilité par Internet, les sandflies ont été avertis par les moustiques du comportement arrogant de Claire et ont décidé de venger la famille en s’acharnant à présent sur elle évitant quasi-totalement Manu.

 

                 

 

Conclusion, Claire paye sa confiance par des démangeaisons incessantes et cessera à l’avenir tout triomphalisme précoce.

 

Solution du grand jeu: 10+13 (et 12 non visibles, non inclues les eventuelles aux membres supérieurs)


Publié le mardi 12 septembre 2006 à 11:43 par manuetclaire,
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Qu’est ce que je vous sers ?

Dans la rubrique je vis dans un pays que je ne connais pas, la leçon du jour est sur le service en Nouvelle Zélande (bon à savoir pour ne pas passer pour un touriste ou pire pour un plouc !).

 

Il est toujours possible de grignoter quelques choses en Nouvelle Zélande, vous avez les fast-foods classiques Mc Do, Burger King, Wendy’s, Pizza hut et compagnies…jusqu’ici rien de bien nouveau même si dans le Big Mac, il n’y a que dans le nom qu’il y a « big » !

 

Ensuite, vous avez les « Take Aways » sorte de bui-bui plus ou moins propres, indépendants des Mc Do et consorts, où l’on mange toutes sortes de choses baignant dans l’huile.

Au menu, le plus souvent du fish and chips, pour le chips on sait ce que c’est, par contre pour le fish ça a surtout le goût de panure. Il semble qu’il y ait un choix de poisson (…) mais de là à dire qu’il y ait une réelle différence de goût ? En tout cas, il y en a au moins une au niveau du prix ! Si vous souhaitez conserver votre cholestérol au plus bas, il vous faudra en tout cas éviter les lieux précédemment cités.

 

Une troisième opportunité s’offre alors à vous : les pubs ou les cafés. Il vous y sera toujours possible en tout cas d’y manger des fishs and chips et autres burgers. Par contre, il est inutile de vous asseoir à une table et d’attendre que l’on vienne vous prendre la commande, car vous risquez d’attendre longtemps et peut-être même de crever de faim ce qui serait « ballot » dans un lieu où l’on sert à manger. En arrivant dans ce lieu maléfique, ruez-vous donc vers le comptoir le plus proche (où il y a généralement une pouffe qui attend derrière la caisse, et oui ici aussi ça marche !), observer les murs (si vous êtes balaise en Charlie ou en Wally, ça sera super facile*) c’est là qu’il y a en général les plats disponibles, choisissez, commandez (à la pouffe) et payez !

Une fois que vous aurez réussi toutes ses étapes, vous irez vous asseoir à une table non pas avec votre bouffe mais avec un socle de bois muni d’une tige au bout duquel se dresse un rectangle orné d’un numéro. Ça vous fait une belle jambe si vous avez les crocs et quand plus on vient de vous dépouiller de vos derniers 20 dollars ! Ce qui vous empêche au passage le plan de secours du Mc Do d’en face !

 

                             

 

Ne soyez pas inquiet car tout vous sera servi dans les instants suivants à votre table tout chaud, tout beau !

Par contre, s’il vous reste une dent creuse à remplir vous devrez reprendre le processus à la case comptoir, ce qui n’est pas des moindres vous en conviendrez.

Vous serez au moins soulagé d’apprendre qu’un tel fonctionnement ne nécessite pas de votre part l’abandon de quelques pourboires, ce qui vous laissera au moins l’alternative de remplir votre dent creuse au Mc Do…ou de négocier avec la pouffe...

 

 

* : Si vous ne comprenez pas cette remarque, lisez l’article « Mais où est Charlie ? »


Publié le jeudi 7 septembre 2006 à 10:01 par manuetclaire,
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Mais où est Charlie ?

Certains d’entre vous le connaisse (je le sais !), pour les autres Charlie est le héros d’un livre pour enfants d’un principe très simple. Il n’y a aucune histoire dans les livres de Charlie, juste des images et c’est pour cela que j’adore !

 

Quel est l’intérêt me direz-vous ? Et bien Charlie et ses amis sont très farceurs car ils se cachent dans des images. Il n’y donc pas d’histoire à comprendre mais juste à retrouver Charlie et ses amis dans des tableaux de la vie quotidienne, contemporaine et historique. C’est un livre très drôle pour ceux qui n’aiment pas lire et cela développe à défaut de la vitesse de lecture, le sens de l’observation !

 

Comme nos amis les Kiwis ont une culture très développée, ils ont aussi un Charlie (rien à voir avec les verrues, bien entendu) mais il est différent, ici il s’appelle Wally et il ressemble comme 2 gouttes d’eau à Charlie.

 

 

Jusqu’ici rien d’anormal me direz-vous et je vous entends déjà me traiter d’ignare qui n’a rien compris aux flux de la mondialisation, car Wally est sans doute un nom bien plus vendeur localement que Charlie. Certes, mais vous n’êtes pas sans savoir que la Nouvelle Zélande est toujours sous le tutorat de la couronne d’Angleterre, ce qui implique donc que tout ce qui concerne la famille royale intéresse fortement les sujets de la Reine. Ainsi, l’ouvrage « Ou est Charlie ? » existait déjà sous des noms d’emprunts : Voici, gala, The Sun…On pouvait y voir le prince apparaître effectivement dans des tableaux de la vie quotidienne et toujours caché en petit dans un coin de l’image. Pour ne pas souffrir d’une concurrence déloyale et éviter les foudres de la famille royale, les éditeurs de notre Charlie ont sans doute opté pour un nom moins vendeur mais plus discret.

 

Tout ceci aurait à peine attiré notre attention si Wally ne faisait pas le malin à tous les coins de rues. Figurez-vous qu’outre le divertissement des têtes blondes, il divertit aussi les amateurs de rugby. L’enfance n’ayant pas de frontière, il est possible de faire la chasse au Wally pendant les match des All Blacks. Le principe est très simple, un vrai Wally genre salopette bleue, pull rayé rouge et blanc et moustache de fisherman (ou de village people) est caché dans le public du stade. Ainsi, si entre deux pintes de bières, vous apercevez l’animal vous pouvez envoyer un sms à un numéro presque gratuit (bien entendu) et ainsi tenter de remporter une voiture !

 

Pour finir je souhaiterais attirer votre attention sur les avantages de ce concept, car outre le fait de prolonger l’enfance (ce qui n’est pas des moindres dans le monde actuel !), cet exercice permet, enfin, de travailler sa vigilance en état d’ivresse ! Ils sont vraiment forts ces kiwis !


Publié le samedi 2 septembre 2006 à 02:00 par manuetclaire,
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En chantant…

Chaque jour dans la chère Nouvelle Zélande on peut entendre le doux son des chants d’oiseaux (presque partout dans le pays puisqu’on l’entendait même à Auckland), mais cela ne compense pas le manque de musique de nos deux petits aventuriers…

Le van a été fourni par Tim (ancien proprio) avec un équipement complet comprenant donc un poste radio/cassette/CD, toutefois étant donné la taille de cet objet il a vite été englouti dans les profondeurs inaccessibles des « rangements » sous le lit.

Donc pour toute distraction musicale il nous restait : le CHANT !!! Cependant pousser la chansonnette n’est pas notre talent premier donc nous vivons de jolis instants de folklore…

 

Chaque jour amène de nouvelles aventures, de nouveaux pat'lins pour lesquels il est plus ou moins aisé de trouver la rime :

- dans le style connu : « Accuna Matata » dans une ville du nom de « Matata »

- plus original : « Sur la route de Françis » (Eddy Mitchell) au passage de la « Francis road »

Les adaptations en tout genre fusent régulièrement « Né en 17 » de Goldman peut devenir « Né en 2005 à Hick Bay » évoquant avec sollicitude la difficulté de naître dans un pays si rural, euh pardon, en Nouvelle Zélande… Tout le répertoire standard de la chanson française Sardou, Mitchell, Fugain… y passe !

Par ailleurs comme nous sommes en route depuis presque deux mois, nous avons eu le temps de développer des « classiques » en plus des ponctuelles adaptations. La plus usité est : « Si tu as de la joie en toi, tape dans tes mains » (merci Scout, cathé et autres…) qui se transforme à souhait en milliers de formules en adaptant la première partie de la phrase, exemple « Si t’es content d’être sous la pluie, tapes dans tes mains » et ainsi de suite.

La vue de l’habitat néo-zélandais entraîne encore souvent des élucubrations vocales sur le thème « la maison est en carton, pirouette, cacahuète » qui décrit parfaitement la situation.

 

Pour tenter de mettre fin à ces dérives plus ou moins réussies (et très souvent moins), nous avons décidé d’un commun accord (chacun souffrant de l’écoute de l’autre !!!) de brancher l’autoradio qui traînait depuis le début. Tentative veine !!! Hé oui, les radios sont pourries, mais parfois nous avons la chance de tomber sur du vieux rock et malheureusement nous embrayons direct sur Off Spring ou Gun’s and Roses plus fort que jamais !

Ohhhhh rage, Ohhhh désespoir…

Enfin la cause des conditions climatiques désastreuses que nous connaissons depuis le départ est sans aucun doute identifiée…


Publié le vendredi 1 septembre 2006 à 11:18 par manuetclaire,
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La Nouvelle Zélande, nouvelle patrie du Tuning?

La Nouvelle Zélande est aussi la patrie du Jacky Kéké Tuning (avec un seul n s’il vous plaît), sans doute était-ce lié d’une part à l’éparpillement de la population (car c’est en général dans la campagne qu’il sévit) et d’autre part au fait qu’il soit la seule alternative pour les gens qui ne pratiquent pas d’activités nautiques et donc qui n’aiment pas l’eau (notez que l’on peut trouver des kékés qui font aussi du surf, comme quoi chaque règle admet toujours des exceptions).

Le New Zealand’s Tuning est plus proche de cousin américain ou japonais que du notre, si l’on peux émettre l’hypothèse qu’il y a bel et bien une famille dans le monde du tuning… Toujours est-il que cela ressemble plus aux films « Fast and Furious », je déplore de vous donner d’aussi pauvres références culturelles mais malheureusement (ou heureusement) Baudelaire et Hugo n’ont jamais rien écrit sur ce passionnant sujet ! Rien a voir donc avec une 205, 1.1 l essence, rabaissée et nouvellement chaussée de pneus de 36 pouces (mettre de 24 pouces aurait été, bien sur, une faute de goût !)

Sachez en tout cas que tout se tune, ici, les voitures, les vans et même les bus !

 

                                 

 

Comme quoi, on touche peut-être aux limites de la vie insulaire.

 

Pour finir quand même par une note culturelle des uses et coutumes de la localité, je vous dirais qu’il semblerait qu’ici, pour accueillir les vans qui squattent les parkings, il faille les honorer d’un dérapage plus ou moins contrôlé (sur ces mêmes parking) ou d’un bon vieux burn out !(action qui consiste à faire déraper ses pneus jusqu’à ce qu’ils fument) Michelin a encore de beau jour devant lui tant qu’il y aura des touristes en Nouvelle Zélande !


Publié le jeudi 10 août 2006 à 07:06 par manuetclaire,
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Ici t’oublies tes chaussettes !

Il faut faire des sacrifices quand on souhaite s’intégrer à une nouvelle culture.


Parfois les sacrifices concernent ses habitudes, son confort, des petits plaisirs de la vie, parfois ces sacrifices sont matériels. Dans la culture kiwi, le désagrément est peu important mais matériel….

Il concerne nos très chères et tendres CHAUSSETTES. Ces accessoires sont « rejettés », ou bien si l’on se place d’un point de vue kiwi : ne sont pas considérés comme de véritables habits méritant le respect.

En effet la coutume locale veut que dans les habitations, afin de les garder propres (même si elles ne répondent pas à nos critères français de propreté) il est demandé de retirer ses chaussures…

Du coup il reste 2 options :

-marcher pieds nus en se caillant et en dévoilant ses ongles sales (pas de lavages réguliers) non coupés depuis le départ de Paris,humhum...

-sacrifier ses jolies chaussettes, souvent blanches afin de se garantir un confort de marche minimum et surtout prévenir de l’environnement : miettes, scotch, morceaux d’aliments pourris, aggloméras collants, gluants ou les deux…bref tout ce qui peut joncher le sol d’une habitation plus ou moins propre.

Vous me direz, il y a bien de nombreux néo-zélandais qui marchent pieds nus, même dans les rues (qui pourtant ne sont pas propres)… Oui, c’est vrai mais c’est LEUR choix !

N’étant que des aventuriers en herbe, nous faisons le choix du « confort de marche » et donc à chaque occasion, nous tuons joyeusement une paire de chaussettes ! En effet nos visites chez les locaux ne sont pas souvent prévues (pannes, rencontres impromptues…) donc nous n’avons pas prévu de remettre une paire sale (toujours disponible dans le sac à linge sale formidablement garni) ou juste une paire moche ou mal aimée (celle que l’on n’aime pas car l’élastique est détendu ou parce que les dessins sont moches ou parce qu’elle fait puer des pieds…).


Pour toutes ces raisons nous sommes en passe de ne plus avoir de chaussettes décentes et nous allons promptement investir dans des chaussettes foncées ou noires afin de sauver les dernières paires claires et pouvoir garder la même paire (oui, oui, sale) plusieurs jours sans le monter !!!


Publié le lundi 7 août 2006 à 07:45 par manuetclaire,
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Farmerland (pays des fermiers)

A la question « Comment décrire la Nouvelle Zélande ? » ou « Quelles sont vos premières impressions ? » la réponse qui vient automatiquement est : « Ici, c’est vraiment FarmerLand ! ».

Non, ce n’est pas péjoratif !!! Le constat est tout de même qu’hormis l’activité agricole, ou l’exploitation forestière il ne semble pas y avoir d’autre activité économique (cette remarque ne s’applique qu’au Northland et en hiver car c’est ce que nous avons vu pour le moment).

Eh oui, Frédérik, tu es le bienvenu ici ! Finalement c’est comme le Canada, dans certains coins je pense que tu aurais du boulot pour 100ans… ici ils n’y vont pas de main morte ils coupent les forêts entières (quand ils estiment que le bois n’est pas en bonne santé) et ils replantent. Ca fait des collines entières défrichées c’est assez impressionnant.

 

C’est la campagne partout :

- il y a des près partout ! Ils sont remplis de moutons (ce n’est pas une légende, ils sont là par CENTAINES de milliers), de vaches, de gros cochons…

- les tracteurs sont légions et chaque habitant qui se respecte possède son engin agricole.

- les villes sont minuscules et souvent désertes. Une impression de ville de western abandonnée par ses habitants peut être ressentie tous les 20kms… Selon un de nos amis Kiwi «  si tu fermes les yeux 2min pendant que tu roules en voiture, tu peux rater une ville » (ce n’est pas nous qui le disons !).

- la nature a repris le dessus et donc les animaux traversent les routes sans aucune appréhension : chiens, vaches, faisans, oiseaux en tout genre… et chaque automobiliste a à cœur de